Chargement en cours
Posté le 29.12.2017

La rétrospective de 2017

 

Ça y est, nous y voilà. L’année 2017 s’achève, et avec elle, une nouvelle saison sur la planète tennis. Pour Adrian, la 13e année professionnelle passée sur le tour s’avère comme l’une des plus aboutie de sa carrière. 28e à l’ATP, à une unité de son meilleur classement, il ne manque qu’un titre sur le grand circuit pour permettre à cet exercice 2017 d’être inoubliable. Retour ensemble sur ces 12 derniers mois qui ont fait d’Adrian le 3e meilleur joueur de tennis français.

▻ RETROUVEZ LA LISTE COMPLÈTE DES RÉSULTATS

Sous le soleil de Nouméa

Lorsqu’il démarre son année, il pointe au 60e rang mondial. Sa fin de saison 2016 a été compliquée. Comme l’année précédente, le français démarre avec humilité sa saison au Challenger de Nouméa pour préparer l’Open d’Australie, et renouer avec la confiance. 5 matches plus tard et une victoire en finale contre le serbe Nikola Milojevic (6-3 7-5), le français remporte alors le titre, le 12e en Challenger de sa carrière.

Ce sera pourtant la seule éclaircie de cette tournée océanique. Sur le grand circuit, il participe ensuite au tournoi d’Auckland défait au premier tour par Marcos Baghdatis (6-4 6-4), là ou il avait pourtant atteint la finale en 2015. L’Open d’Australie ne lui réserve pas un meilleur sort, puisque pour le premier Grand Chelem de l’année, il sort aussi d’entrée battu par le russe Karen Khachanov (6-4 3-6 7-6(9) 6-3).

Et pourtant si ces mauvais résultats étaient une mauvaise nouvelle il y a donc de cela un an, avec seulement 90 points à défendre jusqu’à l’Open d’Australie, Adrian a donc un sacré coup à jouer au classement en ce début de saison 2018. L’occasion pourquoi pas d’améliorer la marque de son meilleur rang en carrière (27e, le 27/7/2015).

Adrian pendant son match contre Marcos Baghdatis au tournoi d’Auckland ©GettyImages

À Quimper, un nouveau titre en Challenger …

Touché par ces mauvais résultats, Adrian va donc utiliser à nouveau, la « méthode Challenger » pour se relancer. Inscrit en Bretagne à Quimper, il y remporte son second tournoi Challenger de la saison en battant l’allemand Peter Gojowczyk en finale (6-4 6-4).

… mais sur le grand circuit, ça ne veut pas

Pourtant, ses deux trophées en Challenger peinent à se traduire par de belles victoires dans les tournois un peu plus prestigieux. Battu au premier tour à Sofia (vs Basilahvili 7-6(7) 7-6(3)), à Memphis (vs Young 3-6 7-5 7-6(4)) puis à Delray Beach (vs Edmund 6-3 6-0), il remporte enfin son premier match de la saison sur le circuit principal fin février au premier tour de l’ATP 500 d’Acapulco contre Taylor Fritz (3-6 7-6(5) 6-4). Une petite libération pour le français qui lui va lui permettre de préparer les deux premiers Masters 1000 de la saison avec plus de sérénité.

Une tournée américaine positive

Adrian au tournoi de Miami pendant son match du 3e tour face à Borna Coric ©GettyImages

À Indian Wells, il atteint le 2e tour, battu par Roberto Bautista-Agut (7-5 6-2) après une victoire sur Juan Monaco (6-3 (5)6-7 6-1). Un match qui nous a offert un invraisemblable rallye, conclu par un magnifique passing.

Le tournoi de Miami viendra valider le regain de forme du français. Il atteint les 8e de finale en battant successivement Benjamin Becker (7-6(6) 6-3), Paolo Lorenzi (6-4 3-6 6-2) et Borna Coric (6-3 7-5) avant de chuter logiquement mais non sans avoir livré un match très solide contre le n°14 mondial Tomas Berdych (6-3 7-5).

Surprise à Monte-Carlo

Après le dur vient la terre battue. C’est en quelque sorte le proverbe du circuit ATP au début de chaque mois d’avril. C’est l’heure du premier des trois Masters 1000 de la saison sur le rocher de Monte-Carlo. Mais c’est aussi une période un peu plus inconfortable pour Adrian, peu adepte de la surface, en témoigne ce tweet plutôt évocateur posté l’année dernière.

Pourtant, si il est bien un enseignement de cette saison 2017, c’est bien qu’il est capable de bien jouer, et même de très bien jouer sur la surface ocre. Obligé de passer par les qualifications à Monte Carlo en raison de son classement, Adrian, qui n’y avait jamais gagné un match va réussir non seulement à s’extirper des « qualifs », mais va même faire mieux en rejoignant le 3e tour, avec des victoires sur Guillermo Garcia-Lopez (1-6 6-3 6-4) mais surtout contre Jo-Wilfried Tsonga, la 2e victoire sur un top 10 de sa carrière (1-6 6-3 6-4).

La dernière, c'était en 2015 contre Wawrinka 😉

Publié par Adrian Mannarino sur mardi 18 avril 2017

Malheureusement, blessé à la hanche par une mauvaise manipulation d’un kiné, il ne pourra pas défendre ses chances au tour suivant contre son compatriote Lucas Pouille contre lequel il abandonne après seulement 3 jeux.

 

_____

« Avec les années je comprends de mieux en mieux la manière dont il faut jouer sur la terre battue, et j’accepte aujourd’hui de faire les efforts que je ne faisait peut-être pas les années précédentes. Je sais que ce n’est pas une surface sur laquelle on m’attends, alors j’essaye de prendre le maximum de plaisir sur le court en m’enlevant un maximum de pression, et ça marche plutôt bien. »

_____

 

Après cette belle performance sur le rocher, on attendait une confirmation. Obligé de passer par la case « qualifications » à Rome puis à Madrid le français s’en sort à chaque fois avec brio, mais bute par deux fois au premier tour dans le tableau principal. A Madrid, il s’incline contre Jared Donaldson (7-5 6-3) qu’il battra pourtant la semaine suivante à Rome au dernier tour des qualifs (6-4 6-1). Au Foro Italico, il s’incline contre Pablo Cuevas (6-4 7-6(2)), non sans nous avoir délecté d’un des coup de l’année : Une amortie rétro génialissime dont lui seul à le secret.

Déception à Roland

Fort de ses récents bon résultats sur terre-battue, le français est attendu Porte d’Auteuil. Opposé à l’Argentin Horacio Zeballos, Adrian va livrer selon ses dire un match « mauvais du début à la fin ». Tendu et crispé, il ne parvient jamais à se libérer et s’incline en 3 manches (7-5 6-3 6-4). Sans doute l’une de ses plus grosse déception de sa saison.

Le gazon et le déclic d’Antalya

Si il est de notoriété publique qu’Adrian n’est pas un fan de terre-battue, tout le monde sait également que sa surface préférée est bien la surface verte. Avec son jeu très à plat, il fait mal à ses adversaires. Pourtant le début de sa saison sur gazon ne se passe pas de manière optimale. Une défaite au 2e tour contre Alexander Zverev à s-Hertogenbosch (6-2 6-3) puis au premier tour de l’ATP 500 du Queens contre  Jo-Wilfried Tsonga (6-2 6-2) qui prends alors sa revanche de Monte-Carlo.

Après cette défaite contre son compatriote, il prend alors la direction d’Antalya, dernier arrêt avant Wimbledon. C’est ici en Turquie que sa saison va connaître un véritable tournant. Ce tournoi marque le début d’une ascension qui n’en finira plus de s’arrêter. Pourtant non tête de série, il croise alors la route de Borna Coric (7-5 6-4), Mohamed Safwat (6-4 6-4), Fernando Verdasco (2-6 7-5 6-2) et de Andreas Seppi (6-4 6-4). Pour sa 3e finale sur le circuit, il bute malheureusement en finale contre le japonais Yuichi Sugita (6-1 7-6(4)). Comble de la malchance, Sugita est l’adversaire qu’Adrian aura affronté le plus de fois en 2017 (4). Pourtant cette défaite-ci sera la seule de la saison d’Adrian contre le joueur nippon.

À Wimbledon, Adrian surfe sur sa belle semaine à Antalya. Il écarte au premier tour Feliciano Lopez (5-7 6-1 6-1 4-3 ret.) puis prend sa revanche au bout des 5 manches sur Sugita après avoir été mené deux manches à une (6-1 5-7 4-6 7-6(2) 6-2). Il crée une énorme surprise au 3e tour en éliminant son pote Gael Monfils dans les mêmes conditions que la veille (7-6(3) 4-6 5-7 6-3 6-2).

Qualifié pour les 8e de finale pour la seconde fois de sa carrière en Grand Chelem et à Wimbledon, il à les honneurs du court central contre l’ex-numéro 1 mondial Novak Djokovic. Une défaite avec les honneurs (6-2 7-6(5) 6-4) qui lui aura permis de montrer à un plus large public toute l’étendue de son talent.

Classé 62e avant le tournoi d’Antalya, il resort de Wimbledon au 41e rang. Et son ascension n’est pas terminée.

L’embellie se poursuit pendant la tournée nord-américaine

Pas de pause pour Manna. Le français enchaîne directement après Wimbledon sur le gazon de Newport. Sans doute émoussé, il est défait par Tobias Kamke au premier tour (7-6(5) 7-5), seul petit « accident » de sa formidable fin de saison.

Après une semaine de break, il prends alors la direction de l’ATP 250 de Los Cabos, ou il atteint les 1/4 de finale, battu par Tomas Berdych, dans un match ou il aura pourtant mené 4-1 dans la dernière manche, nouveau signe que le français était entré dans une nouvelle dimension (4-6 6-3 6-4).

Se profile alors les deux Masters 1000 nord-américains, dernières répétitions avant l’ultime Grand Chelem de la saison. À Montreal, Adrian va briller en atteignant pour la première fois de sa carrière les 1/4 de finale d’un Masters 1000. Il balaye au premier tour Daniil Medvedev (6-3 6-1), puis réalise une véritable performance contre le héros local Milos Raonic (6-4 6-4) (photo).

Not easy to put the ball over Milos 👀🇨🇦V️ideo courtesy of Tennis TV.

Publié par Adrian Mannarino sur vendredi 11 août 2017

Au 3e tour il se défait du jeune espoir coréen Hyeon Chung (6-3 6-3), avant de buter dans une ambiance électrique contre un autre héros local, véritable révélation de cette saison 2017, le canadien Denis Shapovalov (2-6 6-3 6-4). Un combat épique ou le canadien poussé par son public va réaliser quelques coups incroyables dont celui ci-dessous pour sortir Adrian du tournoi.

À Cincinnati, Adrian atteint le 3e tour, battu (7-6(4) 7-6(3)) par celui qui devient petit à petit sa bête noire, l’autrichien Dominic Thiem. 6 affrontements entre les deux dont 3 cette saison, pour autant de victoires autrichiennes. Frustrant. Sur la route du 3e tour, Manna avait pourtant encore sorti le grand jeu en écartant Robin Haase en sauvant une balle de match (2-6 7-6(8) 6-2), puis surtout Sam Querrey, 20e à l’ATP, en deux manches, s’il vous plaît (6-2 7-6(4)).

Pour le dernier Grand Chelem de l’année à Flushing Meadows, Adrian arrive en pleine confiance. Il bat au premier tour le lituanien Ricardas Berankis (6-2 6-4 6-2), puis l’américain Bjorn Fratangelo (6-3 (4)6-7 6-1 6-2). Il retrouve malheureusement au 3e tour son bourreau de Cincinnati Dominic Thiem qui finit par le vaincre après un beau combat (7-5 6-3 6-4).

Appelé pour la première fois en Coupe Davis

Après cette belle tournée vient le temps des récompenses. Classé 31e joueur mondial à la sortie de l’US Open, il est logiquement appelé comme 5e homme par le capitaine Yannick Noah pour la demi-finale contre la Serbie.

#TeamFranceTennis 🇫🇷👊🏻

Publié par Adrian Mannarino sur mercredi 13 septembre 2017

Si Manna ne joue pas le moindre match, il vit néanmoins une semaine mouvementée, en commençant son bizutage en chanson avec l’arbitre de chaise italien Gianluca Moscarella (vidéo) sur l’air de « Sarà Perché Ti Amo » du groupe « Ricchi E Poveri ».

🎶🎙️ C'est la tradition 🙃Merci à Gianluca Moscarella 🇮🇹 d'être venu m'accompagner 🤗🎬 : FFT – Fédération Française de Tennis

Publié par Adrian Mannarino sur jeudi 14 septembre 2017

Une semaine conclue en beauté par la qualification des Bleus pour la finale, et un moment extraordinaire vécu avec ses copains de l’équipe de France gravé à jamais dans sa mémoire.

Une fin de saison sur la même lancée

Après son aventure en Coupe Davis,  il fait un crochet par la Russie et Saint-Petersburg, ou sans doute émoussé, il s’incline au premier tour contre Liam Broady (2-6 6-4 6-0).

Une contre performance vite éclipsée. À l’ATP 500 de Tokyo, il réalise surement le plus grand tournoi de saison en atteignant la première finale de sa carrière dans un tournoi de cette catégorie, sa 4e en carrière sur le circuit ATP. Pour ce faire, il écarte au premier tour Go Soeda (7-5 7-6(3)) pendant lequel il effectue ce magnifique coup droit.

Not far to be my best forehand of the year 👀

Publié par Adrian Mannarino sur mardi 3 octobre 2017

Au second tour, il de débarasse du tchèque Jiri Vesely (6-3 6-2), puis en quarts du japonais Yuichi Sugita pour leur 4e et dernier combat de l’année (6-2 6-4). En demies, il réalise une incroyable performance en contre le récent finaliste de Wimbledon et n°5 mondial Marin Cilic ((5)6-7 6-4 6-0).

Mais Adrian ne peut rien en finale contre l’homme en forme du moment, le belge David Goffin qui remporte à Tokyo le second titre de sa saison. Une saison qu’il terminera malheureusement pour lui par deux défaites en finale, du Masters contre Grigor Dimitrov, et de la Coupe Davis face à l’équipe de France, malgré ses deux victoires en simple contre Jo-Wilfried Tsonga et Lucas Pouille.

Great week in Tokyo mext stop shangai

A post shared by adrian mannarino (@adrianmannarino) on

À Shanghai, pour l’avant dernier Masters 1000 de la saison, Adrian émoussé physiquement ne fait pas le poids et s’incline au premier tour contre Kevin Anderson et s’incline (6-3 6-1). Pour l’anecdote, Goffin lui aussi fatigué s’inclinera aussi au premier tour contre Gilles Simon.

Pour conclure 2017, il dispute 3 derniers tournois en salle sur dur indoor. À Moscou, il atteint une nouvelle fois les demi-finale en ATP 250, battu par Ricardas Berankis dans un match frustrant (3-6 6-4 6-1).

This will not be easy tonight 👑🇨🇭️😅 #MannaData

Publié par Adrian Mannarino sur vendredi 27 octobre 2017

À Bâle (ATP 500), il prend sa revanche au 2e tour contre contre le canadien Denis Shapovalov (4-6 6-1 6-2), puis tombe avec les honneurs en 1/4 de finale, non sans avoir livré une belle bataille, et en gagnant pour la première fois de sa carrière un set contre le maître Roger Federer (4-6 6-1 6-3).

Adrian clôture sa saison à la maison, dans la belle ambiance de l’Accor Hotel Arena de Paris Bercy. Si au premier tour il réalise une brillante performance contre David Ferrer (6-2 6-4), il ne peut rien contre l’autre David. Le belge, celui là même qui l’avait privé de titre quelques semaines plus tôt à Tokyo s’impose en trois manches (6-2 2-6 6-3).

L’heure du bilan

Après être revenus en détail sur la saison du natif de Soisy-sous-Montmorency, il est temps de se pencher sur un bilan plus global. Le français termine la saison avec un bilan global de 49 victoires et 27 défaites. Un bilan à retrouver en détail ici.

Si la première partie de la saison reste difficile, la seconde est tout bonnement splendide et il est assez évident de constater qu’Adrian est probablement dans la meilleure forme de sa carrière. Même si il n’a pas atteint cette saison son meilleur classement (27e en juillet 2015), avec peu de points à défendre, il est très probable qu’Adrian puisse dépasser cette marque pendant la première moitié de 2018.

Deux chiffres illustrent à eux seuls ces « deux saisons » différentes d’Adrian. Avant le tournoi d’Antalya fin juin, il n’avait remporté que 8 matches sur le circuit ATP. Depuis, il en a remporté 25. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il poursuive dans cette belle dynamique.

Dans les grands tournois, Adrian a également passé un cap. C’est la seconde fois de sa carrière qu’il est présent au moins au premier tour de tous les Masters 1000 de la saison, après 2015. Mais sur le plan des résultats, c’est de loin sa meilleure avec trois 8e de finale et le premier 1/4 de finale en Masters 1000 de sa carrière à Montreal. À Wimbledon, il égale sa meilleure performance en Grand Chelem avec un nouveau 8e de finale après celui de 2013. Si 2017 était une saison fabuleuse, 2018 peut en être encore une plus grande. Rendez-vous le 8 janvier à Sydney pour son coup d’envoi !

_____

« Un grand merci à vous tous pour tous vos messages de soutien, toujours plus nombreux, sur les différents réseaux sociaux. Sachez qu’ils sont tous lus, même si il est vrai qu’il est difficile de répondre à tout le monde ! Meilleurs voeux à tous, et rendez-vous en 2018 ! »

_____

Crédits

Ce site web est l'issue de la collaboration entre Adrian et une équipe d’étudiants de l’école HÉTIC.
Voici la liste de l’équipe qui l’a conçu et développé.

Clovis Museux

Chef de projet

Sara Kol

Assistante Chef de projet

Paul Maiore

Lead designer

Améziane Allioui

Développeur front-end

Côme Gaillard

Développeur back-end

Emmanuel Gratuze

Développeur datavisualisation

Alexandre Debache

Responsable marketing

Douglas Andres

Responsable marketing

Photographies : © ATP & Getty Images. (sauf contre-indication)
Tous les autres contenus et logo sont © Adrian Mannarino. Toute reproduction, ou usage est strictement interdit.